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Notre Mission

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OncoAlim est un Living Lab unique né de la collaboration entre l’Institut de Cancérologie de l’Ouest (ICO), l’Institut Lyfe et Elior Santé avec le soutien de la Région Pays de la Loire.

pdl

Son objectif : sensibiliser, accompagner et co-construire avec les patients, les soignants et les associations des solutions pratiques et numériques pour améliorer l’alimentation, la santé et la qualité de vie des personnes touchées par le cancer.

Une collaboration inédite

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OncoAlim repose sur la complémentarité de trois expertises, celle de l’iCO (expertise médicale et soignante, identification des besoins des patients et intégration dans les parocurs de soins) et : 

  • Elior Santé : transforme les besoins identifiés en solutions alimentaires concrètes et déployables, grâce à son expertise en restauration hospitalière et nutrition appliquée.  
  • Institut Lyfe : référence internationale en sciences du repas et comportements alimentaires, apportant une approche scientifique et expérimentale pour évaluer et optimiser les solutions développées avec les patients.
partenaires

Associations de patients et acteurs locaux sont également impliqués, assurant un lien direct avec les besoins réels des patients et un ancrage territorial fort.

Pourquoi ce projet ?

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Les traitements contre le cancer peuvent fortement perturber l’alimentation : perte ou prise de poids, modifications du goût, fatigue, déséquilibres nutritionnels. Ces difficultés, fréquentes, ont un impact direct sur la santé et la qualité de vie. 

Elles sont souvent renforcées par la profusion d’informations nutritionnelles en ligne, parfois contradictoires.

OncoAlim place les patients au cœur de la démarche pour co-construire des solutions fiables, adaptées aux situations réelles, testées en conditions de vie quotidienne.

Projets et Action phares

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Le projet ONCOALIM,  qui a donné son nom au Living Lab, est une étude qualitative menée en 2023 pour comprendre le vécu des changements alimentaires des patients atteints de cancer en cours de traitement. Il a été financé par la SFNCM et le Cancéropôle Grand Ouest.
Les publications scientifiques sont en cours.

Le projet ONCODINE observe les pratiques alimentaires des patients en vie réelle afin de mieux comprendre leurs habitudes et contraintes, et d’étudier la faisabilité d’un outil de détection de la dénutrition.
👉 Une première communication a été présentée aux Journées Francophones de Nutrition 2024 : présentation

Le projet REGUS vise à développer et évaluer des repas enrichis conciliant besoins nutritionnels et plaisir de manger, en lien avec les attentes des patients.
👉 Communications issues de la première étape du projet : publication - poster

Le projet ONCODOM, mené en 2026, explore les trajectoires alimentaires à domicile et les besoins d’information des patients. Il est financé par la Région Pays de la Loire.

Participer à ONCOALIM

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Soutenu par la Région Pays de la Loire, OncoAlim est un projet innovant qui croise santé et alimentation durable pour améliorer la qualité de vie des personnes touchées par le cancer.

Il s’appuie sur une dynamique collective, réunissant patients, professionnels de santé, chercheurs et acteurs de l’agroalimentaire pour co-construire des solutions concrètes et utiles au quotidien.

Un projet structurant pour le territoire

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Soutenu par la Région Pays de la Loire, OncoAlim contribue au développement d’innovations en santé et alimentation durable, illustrant la capacité des acteurs régionaux à inventer ensemble de nouvelles approches du soin centrées sur la qualité de vie.

Exemples d’initiatives :

  • Ateliers de cuisine en ligne avec UniLaSalle et le Pr Pouillard, soutenus par GILEAD : recettes adaptées aux patients et aidants, nouvelles thématiques chaque mois
  • Web-conférences : nutrition pendant et après les traitements, échanges avec professionnels et chercheurs
  • Projets participatifs et recherches : tests de nouvelles recettes, textures et outils pratiques, participation à des études scientifiques

Nos actions

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OncoAlim propose et participe à de nombreuses initiatives, à la fois locales et nationales :

  • Événements de sensibilisation : participation à la Semaine nationale de la dénutrition, à la Semaine du Goût… 
  • Expériences sensorielles : dégustations et ateliers pour redécouvrir le plaisir de manger malgré les effets des traitements 
  • Ateliers de cuisine : sessions en ligne en partenariat avec UniLaSalle et le Pr Pouillard, avec le soutien de Gilead 
  • Webconférences : échanges avec experts et chercheurs sur la nutrition pendant et après les traitements
  • Projets de recherche collaboratifs : en Sciences humaines et sociales, nutrition clinique et innovation culinaire

Qui peut participer ?

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OncoAlim est ouvert à tous les acteurs concernés :

  • Patients et aidants 
  • Professionnels de santé 
  • Acteurs de l’agroalimentaire souhaitant s’engager pour améliorer l’alimentation en oncologie 

Vous souhaitez participer, proposer une idée ou en savoir plus ?
Alexandra Ouisse
Cheffe de projet OncoAlim
📧 alexandra.ouisse@ico.unicancer.fr

FAQ Alimentation en Oncologie – L’essentiel

Sous-titre
Vos questions sur l’alimentation pendant le cancer

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Existe-t-il des aliments “anticancer” ?
Non. Aucun aliment ou boisson ne guérit le cancer ou ne le prévient de manière certaine à lui seul. En revanche, une alimentation variée, riche en protéines, en fruits et légumes, en féculents et avec un apport calorique adapté à vos besoins contribue au maintien de votre santé.

Dois-je supprimer certains aliments pendant les traitements?
En général, aucun aliment n’est strictement interdit, sauf indication médicale spécifique. L’objectif principal est de manger suffisamment pour éviter la dénutrition et soutenir les traitements.
Cependant, certaines interactions entre aliments ou plantes et traitements nécessitent une certaine prudence.

Dois je éviter le pamplemousse pendant mes traitements contre le cancer ?
Oui par précaution. Le pamplemousse contient des substances appelées furanocoumarines, situées principalement dans la partie blanche sous l’écorce. Ces composés peuvent interagir avec certains médicaments en augmentant leur concentration dans le sang. Cela peut entraîner un risque de surdosage toxique, car les furanocoumarines neutralisent une enzyme chargée de dégrader certains traitements dans l’organisme.
Il est donc recommandé d’éviter le pamplemousse et son jus si vous êtes sous un traitement pouvant interagir avec ces substances. Parlez-en à votre équipe soignante pour savoir si votre traitement est concerné.
Pour en savoir plus : https://www.sante.fr/decryptage/nos-reponses/faut-il-vraiment-eviter-le-pamplemousse-lorsquon-prend-des-medicaments

Puis-je boire du thé vert pendant mes traitements contre le cancer ?
Il faut limiter la consommation à certains moments. Il est conseillé d’éviter le thé vert les jours du traitement (chimiothérapie ou radiothérapie), ainsi que les deux jours qui le précèdent et les deux jours qui le suivent. Certaines données suggèrent que le thé vert peut augmenter la toxicité de certains traitements de chimiothérapie ou réduire leur efficacité, ainsi que celle de la radiothérapie. En cas de doute, n’hésitez pas à en parler avec votre équipe soignante.

Pour en savoir plus : https://www6.inrae.fr/nacre/Zoom-sur/decrypter-comprendre-the-vert-cancer

Le soja a-t-il un impact sur le cancer du sein ?
Les études montrent que la consommation de soja sous forme d’aliments (tofu, tempeh, edamame, boissons au soja) n’augmente pas le risque de cancer du sein. Elle est considérée comme sans danger pour les femmes atteintes ou déjà traitées et pourrait même être associée à un meilleur pronostic.
Cependant, il est recommandé de consommer le soja sans excès, c’est-à-dire en petites quantités et pas nécessairement tous les jours.
Des précautions sont nécessaires pendant les traitements du cancer du sein, car certains produits concentrés en isoflavones pourraient interférer avec l’efficacité des traitements.
Les compléments alimentaires à base d’isoflavones sont également  à éviter : ils contiennent des doses beaucoup plus élevées que les aliments et leurs effets sur le cancer du sein ne sont pas suffisamment clarifiés.
Le soja alimentaire peut être consommé dans le cadre d’une alimentation variée, mais en cas de doute, n’hésitez pas à en parler avec votre équipe soignante.
Ep2 Décrypter & Comprendre : Soja et cancer du sein - YouTube

Puis-je consommer des produits laitiers, du café ou des boissons gazeuses ?
Oui, si vous les tolérez. Les produits laitiers sont une bonne source de protéines et de calcium. Le café, le thé ou les boissons gazeuses ne sont pas interdits, mais il convient d’écouter votre confort digestif.
Lien : https://www.reseaunacre.eu/zoom-sur/decrypter-comprendre-produits-laitiers-et-cancer

Comment faire si j’ai moins faim ou si les goûts changent ?
C’est très fréquent. Vous pouvez fractionner les repas (petites portions plus fréquentes), enrichir vos plats en calories et protéines, privilégier les aliments faciles à avaler, tester des textures différentes, manger ce qui vous fait envie.
N’hésitez pas à demander conseil à un.e diététicien.ne.

Pourquoi les protéines sont-elles si importantes ?
Elles sont indispensables pour : préserver la masse musculaire, soutenir le système immunitaire, favoriser la cicatrisation, limiter la dénutrition. Pendant les traitements, les besoins en protéines sont souvent plus élevés.
Les compléments nutritionnels oraux CNO (boissons ou crèmes enrichies avec prescription médicales ) sont-ils utiles ?
Oui, lorsqu’il devient difficile de couvrir vos besoins uniquement avec l’alimentation.
Ils doivent être utilisés sur recommandation et prescription d’un.e diététicien.ne ou d’un médecin, car ils ne sont pas toujours nécessaires. Ils peuvent également être utilisé en cuisine dans vos plats, soupes ou gâteaux.

Dois-je éviter le sucre pendant mon traitement ?
Non. Le sucre ne “nourrit pas le cancer”. Votre corps a besoin de glucides pour fonctionner, surtout en période de traitement. Ce qui compte avant tout est d’éviter la perte de poids. 
Le sucre peut être consommé en limitant son apport en sucre simple au quotidien (notamment les produits et boissons sucrés et les aliments ultra-transformés)
Ep3 Décrypter & Comprendre : Sucre et prévention du cancer - YouTube

Est-il possible de jeûner ou de suivre un régime restrictif pendant un traitement contre le cancer ?
Le jeûne ou un régime restrictif n’est pas recommandé pendant un traitement contre le cancer. Il n’a pas démontré de bénéfice sur l’efficacité des traitements et peut, au contraire, entraîner une perte de poids, une dénutrition ou une moindre tolérance aux soins. Ces effets peuvent diminuer les chances de poursuivre les traitements dans de bonnes conditions.
Avant d’envisager tout type de jeûne ou de restriction alimentaire, parlez-en avec votre équipe soignante.
https://www.reseaunacre.eu/content/download/5467/46591?version=2

Les régimes spéciaux (sans gluten, “détox”, cétogène…) sont-ils recommandés ?
Non. Aucun de ces régimes n’a montré d’efficacité contre le cancer et ils peuvent augmenter le risque de dénutrition. Une alimentation diversifiée et adaptée reste la meilleure approche. 
L’analyse des données scientifique ne montre pas d’effet protecteur chez l’être humain en prévention primaire ou un bénéfice pendant la maladie (qu’il s’agisse d’effet curatif ou d’une optimisation de l’effet des traitements de cancer.

Où trouver des informations fiables ?
Les sources de référence fiables sont sur notre section site utiles. Les diététiciennes hospitalières spécialisées et le réseau Oncodiet peuvent également être sollicités.
Évitez les conseils trouvés sur les réseaux sociaux ou les régimes “miracle”. Vous pouvez consulter le réseau NACRe

Quand dois-je consulter un.e diététicien.ne ?
Dès que vous perdez du poids, vous mangez moins, la fatigue ou les effets secondaires changent vos habitudes alimentaires, vous avez des questions sur vos apports ou vos besoins. Un accompagnement précoce permet souvent d’éviter la dénutrition.